Neuropsychologie

Le rôle du neuropsychologue dans l’évaluation et la gestion des commotions cérébrales dans le sport

Introduction

Une commotion cérébrale est généralement définie comme étant un processus pathophysiologique complexe causé par des forces biomécaniques traumatiques appliquées à la tête, au cou ou au corps, dont la force est transmise à la tête (McCrory et al., 2009). Elle produit un ensemble de symptômes tels qu’une confusion, une désorientation, un mal de tête ainsi que des difficultés d’attention et de concentration. Le neuropsychologue a un rôle à jouer dans l’évaluation et la gestion des commotions cérébrales. À l’aide de ses tests neuropsychologiques, il peut déterminer les effets des commotions et suivre la récupération. Il a également une part de responsabilité dans la décision de retour au jeu.

Définition

Une commotion cérébrale est généralement définie comme étant un processus pathophysiologique complexe causé par des forces biomécaniques traumatiques appliquées à la tête, au cou ou au corps, dont la force est transmise à la tête (McCrory et al., 2009). Elle produit un ensemble de symptômes cliniques qui peut ou non inclure la perte de conscience (McCrory et al., 2009).

à propos de la perte de conscienceSymptômes

Une commotion cérébrale peut produire des symptômes physiques, somatiques, cognitifs ou neuropsychiatriques.

Les signes physiques comprennent l’amnésie post-traumatique et la perte de conscience (McCrory et al., 2009). Il est à noter que l’amnésie peut être antérograde, c’est-à-dire que la personne est incapable de se rappeler les événements suivant la commotion cérébrale, par exemple le transport en ambulance à l’hôpital (Cantu, 2001). L’amnésie peut également être rétrograde, ce qui signifie que la personne est incapable de se rappeler les événements précédant la commotion, par exemple le score du match (Cantu, 2001).

En ce qui concerne les symptômes somatiques, les plus fréquemment rapportés sont la confusion, la désorientation, le mal de tête, les étourdissements ainsi que les troubles visuels et d’équilibre (Carney et al., 2014; Gerberich et al., 1983; Guskiewicz et al., 2003; Guskiewicz, Weaver, Padua, & Garrett, 2000; McCrory et al., 2009). Dans un échantillon de plus de 17 000 joueurs de football de niveaux secondaire et universitaire (Guskiewicz et al., 2003; Guskiewicz et al., 2000), 86% des athlètes rapportaient un mal de tête, 77% des pertes d’équilibre, 77% des étourdissements, 69.4% un ralentissement cognitif, 59% de la confusion, 48% de la désorientation et 37.5% des troubles visuels.

Pour ce qui est des symptômes cognitifs, les plus souvent observés après une commotion cérébrale sont les difficultés attentionnelles, de mémoire, des fonctions exécutives (flexibilité cognitive, fluidité verbale, inhibition, jugement, organisation, planification, raisonnement abstrait) et le ralentissement du traitement de l’information (Belanger & Vanderploeg, 2005; Echemendia et al., 2011; Echemendia, Putukian, Mackin, Julian, & Shoss, 2001; Guskiewicz, Ross, & Marshall, 2001; Maroon et al., 2000; McCrea et al., 2005; McCrea, Guskiewicz, & Marshall, 2004; Moser et al., 2007).

Enfin, les symptômes neuropsychiatriques comprennent l’anxiété, la dépression ainsi que les changements comportementaux tels que l’irritabilité, l’impulsivité et l’instabilité émotionnelle (McCrory et al., 2009). En effet, plusieurs études ont montré que les athlètes ayant subi une commotion cérébrale sont plus à risque de souffrir d’anxiété et de dépression (Chen, Johnston, Petrides, & Ptito, 2008; Kim et al., 2007; McCrory et al., 2009).

Globalement, ces symptômes apparaissent rapidement, mais disparaissent habituellement après sept à dix jours (Collins et al., 1999; Guskiewicz et al., 2003; Iverson, 2005; Lovell et al., 2003; McCrea et al., 2005; McCrea et al., 2004). Cependant, approximativement 30% des personnes ayant subi une commotion cérébrale ou un traumatisme cranio-cérébral léger ont des symptômes persistant plus de trois mois; on parle alors de syndrome post-commotionnel (Dikmen, Machamer, Fann, & Temkin, 2010; Jotwani & Harmon, 2010).

Évaluation neuropsychologique

Contrairement aux symptômes somatiques qui sont auto-rapportés, les symptômes cognitifs peuvent être évalués objectivement et systématiquement à l’aide de tests neuropsychologiques.

Dans une méta-analyse, Belanger and Vanderploeg (2005) ont rapporté que les commotions cérébrales ont un effet léger à modéré sur la performance aux tests neuropsychologiques. Les fonctions cognitives les plus affectées par les commotions étaient la mémoire et le fonctionnement cognitif global. Cependant, ces effets disparaissaient après sept à dix jours post-commotion. De plus, les personnes ayant un historique de commotions cérébrales avaient des difficultés plus marquées.

Pour leur part, Field, Collins, Lovell, and Maroon (2003) se sont intéressés à l’effet de l’âge sur la récupération après une commotion cérébrale. Ils ont observé que les athlètes de niveau secondaire avaient des déficits de mémoire au moins sept jours post-commotion, alors que ceux de niveau universitaire présentaient des déficits dans les premières 24 heures seulement. Ces résultats laissent penser que les athlètes de niveau secondaire sont plus sensibles aux effets délétères des commotions cérébrales que les athlètes universitaires.

Plusieurs auteurs n’ont pas observé de différences dans la performance aux tests neuropsychologiques entre les athlètes de niveau universitaire ayant subi une commotion cérébrale et les contrôles (De Beaumont, Brisson, Lassonde, & Jolicoeur, 2007; De Beaumont, Lassonde, Leclerc, & Theoret, 2007; Henry, Tremblay, Boulanger, Ellemberg, & Lassonde, 2010; Theriault, De Beaumont, Gosselin, Filipinni, & Lassonde, 2009). Toutefois, ils ont rapporté des effets cumulatifs et à long terme des commotions cérébrales. En effet, ils ont observé que la performance aux tests de mémoire et de fluidité verbale des athlètes ayant subi leur dernière commotion il y a plus de 30 ans était inférieure à celle des contrôles (De Beaumont et al., 2009; Tremblay et al., 2013).

Pour résumer, les commotions cérébrales ont un effet léger à modéré sur la performance aux tests neuropsychologiques. Les fonctions les plus affectées sont l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et le ralentissement du traitement de l’information. Ces effets disparaissent généralement après sept à dix jours, mais peuvent persister plus longtemps chez certaines personnes. En effet, les femmes, les jeunes, les personnes âgées et celles qui ont un historique de commotions cérébrales ou des antécédents de troubles neurologiques ou psychiatriques sont plus à risque de souffrir de symptômes persistants (Harmon et al., 2013).

à propos des symptômes auto-rapportés

Rôle et responsabilités du neuropsychologue

Le rôle du neuropsychologue dans l’évaluation et la gestion des commotions cérébrales dans le sport commence à être reconnu par les athlètes, les entraîneurs et les professionnels de la santé. En effet, selon un sondage effectué auprès de 339 entraîneurs américains, 35.7% des répondants affirmaient utiliser une liste de symptômes pour évaluer les commotions cérébrales chez leurs athlètes, 33% un examen clinique, 15.3% des tests cognitifs, 10.6% le Standardized Assessment of Concussion (SAC) et 5% le Balance Error Scoring System (BESS) (Ferrara, McCrea, Peterson, & Guskiewicz, 2001). De plus, 25% des entraîneurs disaient avoir accès à un neuropsychologue et parmi ces derniers, 40% référaient régulièrement leurs athlètes à un neuropsychologue (Ferrara et al., 2001). En outre, 84% des répondants croyaient que les évaluations standardisées donnent plus d’informations que les examens cliniques ou physiques (Ferrara et al., 2001).

En ce qui concerne l’évaluation neuropsychologique, elle devrait être complète et exhaustive car plusieurs fonctions cognitives sont affectées après une commotion cérébrale. Les fonctions les plus touchées sont généralement l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et la vitesse de traitement de l’information (Belanger & Vanderploeg, 2005; Echemendia et al., 2011; Echemendia et al., 2001; Guskiewicz et al., 2001; Maroon et al., 2000; McCrea et al., 2005; McCrea et al., 2004; Moser et al., 2007).

Certains auteurs conseillent d’évaluer les athlètes avant le début de la saison pour obtenir leur niveau de base (Bailes & Cantu, 2001; Bleiberg et al., 2004; Echemendia et al., 2011; Echemendia et al., 2001; Guskiewicz et al., 2004; Guskiewicz et al., 2001; Iverson, Gaetz, Lovell, & Collins, 2004; Lovell, 2004; Lovell et al., 2003; Maroon et al., 2000; McCrea et al., 2004; Moser et al., 2007). L’évaluation de base comporte plusieurs avantages.

Premièrement, il y a des différences interindividuelles importantes dans la performance aux tests neuropsychologiques. Par exemple, une personne peut traiter l’information plus lentement que la moyenne. Un neuropsychologue qui aurait évalué cette personne après la commotion seulement pourrait conclure que celle-ci a eu un effet délétère sur la vitesse de traitement de l’information de cette personne, alors que ce n’était tout simplement pas sa force.

Deuxièmement, l’évaluation de base permet de distinguer les effets de la commotion cérébrale de ceux d’autres conditions médicales telles qu’un trouble du déficit de l’attention. Un athlète pourrait présenter des déficits attentionnels en raison de ce trouble neurodéveloppemental, et non pas d’une commotion. De plus, Collins et al. (1999) ont rapporté des effets simples des commotions cérébrales et des troubles d’apprentissage sur la performance aux tests neuropsychologiques, mais également une interaction entre ces deux facteurs. Autrement dit, les athlètes commotionnés diagnostiqués avec un trouble d’apprentissage performaient moins bien que les athlètes commotionnés, mais sans diagnostic de trouble d’apprentissage.

Enfin, l’évaluation de base permet de comparer l’athlète à lui-même, et non pas à des normes. Les athlètes ont habituellement des caractéristiques spécifiques telles qu’un bon fonctionnement cognitif et une excellente motivation qui peuvent les distinguer de la population générale.

Parallèlement à ces avantages, l’évaluation de base comporte également des inconvénients. Premièrement, elle peut entraîner un effet d’apprentissage ou de pratique. Par exemple, un athlète commotionné pourrait performer normalement aux tests neuropsychologiques parce qu’il se rappellerait du contenu des tests de mémoire, et non parce que la commotion n’aurait pas eu d’effet. Deuxièmement, les athlètes comprennent généralement qu’ils ont avantage à sous-performer à cette évaluation de façon à performer normalement après la commotion et à retourner rapidement au jeu. Finalement, l’évaluation de base est longue et coûteuse. Les équipes sportives de niveaux secondaire et universitaire n’ont généralement pas les moyens de payer une évaluation neuropsychologique complète pour chaque athlète.

Avantages et inconvénients de l’évaluation de base

Pour ce qui est des évaluations après la commotion cérébrale, certains auteurs suggèrent de faire une seule évaluation et d’autres, plusieurs. Le problème avec une seule évaluation est qu’elle ne permet pas de suivre la récupération. Par contre, le problème avec plusieurs évaluations est qu’elles peuvent entraîner un effet d’apprentissage ou de pratique. Un athlète pourrait donc retourner au jeu prématurément parce qu’il aurait des résultats normaux aux tests neuropsychologiques. Cependant, ces résultats pourraient s’expliquer principalement par un effet de pratique, et non par la récupération spontanée.

Pour contourner ce problème, le neuropsychologue peut utiliser des tests qui ont des formes alternatives, mais la grande majorité des tests n’en ont pas. De plus, même s’ils en ont, ce n’est pas tant le contenu que la tâche en tant que telle que la personne apprend. Par exemple, une personne pourrait développer une stratégie pour l’aider à résoudre un problème plus rapidement la deuxième fois. Plusieurs auteurs ont alors proposé que l’athlète doive performer de façon égale ou supérieure à son niveau de base pour retourner au jeu (Collins et al., 1999). Ainsi, le neuropsychologue s’assure de contrôler les effets de pratique tout en protégeant l’athlète d’un retour au jeu prématuré.

Si plusieurs auteurs débattent de la pertinence d’une évaluation de base, des effets de pratique, des formes alternatives et du nombre d’évaluation post-commotion, tous s’entendent pour dire qu’un athlète ne doit pas retourner au jeu tant et aussi longtemps qu’il est symptomatique (Harmon et al., 2013; McCrory et al., 2009). Un retour prématuré peut mener à des conséquences catastrophiques telles que le syndrome du second impact (Cantu, 1992, 1996, 1998; McCrory & Berkovic, 1998). Ce syndrome se produit lorsqu’un athlète qui a reçu un premier coup à la tête en reçoit un deuxième alors que les symptômes associés au premier coup ne sont pas complètement résorbés (Cantu, 1992, 1996, 1998; Kelly et al., 1991; McCrory & Berkovic, 1998). Il est caractérisé par un œdème cérébral et une augmentation de la pression crânienne concomitante qui entraîne une hernie, ce qui mène au coma ou à la mort (Cantu, 1992, 1996, 1998; Kelly et al., 1991; McCrory & Berkovic, 1998).

Conclusions

Pour conclure, je pense que le neuropsychologue a un rôle et une responsabilité dans l’évaluation et la gestion des commotions cérébrales. Il doit évaluer l’athlète pour déterminer les effets des commotions cérébrales et suivre la récupération. Il a également un rôle et une responsabilité dans la décision de retour au jeu. En effet, contrairement aux symptômes auto-rapportés, les tests neuropsychologiques permettent d’évaluer objectivement les déficits cognitifs après une commotion cérébrale. Le neuropsychologue ne devrait jamais approuver le retour au jeu d’un athlète symptomatique. Finalement, je pense que le neuropsychologue a un rôle à jouer dans l’éducation des athlètes, des entraîneurs et de la famille sur les effets des commotions cérébrales et les facteurs de protection. En effet, plusieurs athlètes ne rapportent pas leurs symptômes parce qu’ils sentent que leur commotion n’est pas suffisamment sévère et pensent qu’ils peuvent continuer à jouer sans danger.

Edith Léveillé

Candidate au Psy.D./Ph.D. en neuropsychologie

Université du Québec à Montréal

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