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Chronique « La fabrique à bonheur » : Pensez mieux, vivez mieux!

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Yosemite, CA (photo : Sophie-Luce Morin)

Vous avez sans doute remarqué que certains individus traversent plus facilement que d’autres les moments difficiles de l’existence, qu’il s’agisse d’un deuil, d’une maladie, d’un accident, d’une séparation, de la perte d’un travail ou d’un échec quelconque, comme s’ils savaient mieux s’adapter à la vie et aux aléas qui la ponctuent. Ces individus, apparemment plus doués que les autres pour le bonheur, on les admire, on les envie, on les étudie sous toutes leurs coutures. On veut tout savoir sur eux avec le but secret ou avoué de les imiter.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la capacité qu’ont ces personnes à ne pas se laisser abattre et à générer davantage de joie. Dans ce billet, inspiré de mes observations, de mes lectures et de mes études, j’examine les conditions qui favorisent le surgissement d’émotions agréables. Je propose également quelques pistes et stratégies à mettre en place pour se rapprocher le plus possible de cet idéal de bonheur.

Qu’est-ce que le bonheur ?

Avant d’aller plus loin, il m’apparaît important de définir ce que j’entends par « bonheur ».

La définition qui me semble la plus réaliste du bonheur est celle élaborée dans l’approche émotivo-rationnelle, popularisée au Québec dans les années ’70 par le Dr Lucien Auger. Il se définit par le fait de vivre des émotions agréables, et de voir quelques-uns de ses désirs réalisés. Il s’agit d’une notion plurielle du bonheur, car elle s’adapte au vécu de chacun. C’est aussi une notion fluctuante, qui s’adapte aux hauts et aux bas de l’existence : on ne peut pas toujours vivre des émotions agréables — la vie se chargeant de nous faire cadeau de moments difficiles de temps à autre —, pas plus qu’on ne peut espérer voir tous ses désirs ou encore ses désirs les plus chers se réaliser à tout coup.

L’influence de l’enfance

Plusieurs facteurs comme l’environnement dans lequel un individu a évolué, l’éducation qu’il a reçue, son lien d’attachement au donneur de soins, autant que la génétique ou les traumatismes qu’il a subis durant l’enfance peuvent influencer sa capacité à affronter l’adversité, selon, entre autres, les idées qu’il entretiendra à propos de ce qu’il a vécu. Tous les enfants qui ont vécu une enfance relativement heureuse ne mènent pas tous une vie d’adulte heureuse, et l’inverse est aussi vrai : tous les individus qui ont vécu plusieurs manques pendant l’enfance ne mènent pas tous des vies malheureuses une fois qu’ils atteignent l’âge adulte. À ce titre d’ailleurs, la résilience est bien la preuve que l’adversité ne cantonne pas un enfant à ce qu’il a vécu durant ses premières années de vies et indubitablement à l’échec. Le concept de résilience a été conceptualisé par Boris Cyrulnik, et renvoie à la capacité d’un individu à se remettre d’un traumatisme.

Dans son livre « S’aider soi-même », Dr Lucien Auger explique que ce qu’un individu vit au cours de son enfance est une occasion de se forger toutes sortes d’idées à propos de lui et de ses capacités à mener une existence relativement heureuse dans un monde rempli de défis. Un enfant dont l’éducation ne lui a pas permis de développer sa confiance en soi aura sans doute plus de difficulté à trouver les outils pour résoudre les problèmes qu’il rencontre.

L’enfance est donc génératrice de facteurs qui peuvent s’avérer favorables ou non au développement personnel des individus. Cependant, une enfance malheureuse ou difficile ne peut pas être la cause de notre agitation mentale, de nos malheurs, de nos manques ou de nos échecs une fois que nous sommes devenus adulte.

Ce qui crée notre malheur et notre incapacité à être heureux une fois adulte, ce sont les pensées que l’on entretient à propos de ce qu’on a vécu, enfant. La bonne nouvelle est que s’il nous a été possible d’acquérir des idées qui causent notre malheur, est aussi possible de parcourir le chemin inverse et de cultiver des idées qui nous rendent heureux.

Les émotions

D’où viennent nos émotions ?

Comme je l’ai mentionné précédemment, les émotions que nous vivons viennent des idées que nous entretenons à propos d’un événement quelconque, et jamais de l’événement lui-même. Pour s’en convaincre, pensons au nombre de personnes qui vivent des émotions différentes face à un même événement. Par exemple, certains pleureront la mort d’un membre de la famille, alors que d’autres s’en réjouiront.

L’influence de l’environnement sur l’acquisition des idées

Chaque mot que l’on prononce, chacune des phrases toutes faites que l’on répète pour l’avoir entendue depuis que l’on est enfant forment le bagage de nos idées (ou croyances). Ces idées qu’on entretient, ces pensées, conscientes ou non, nous causent des émotions agréables ou désagréables. Si je pense que dans le mariage, les époux doivent être fidèles l’un à l’autre, je serai sans doute en colère si j’apprends que ma partenaire a eu une relation sexuelle avec une autre personne. Ma colère pourrait m’amener à la quitter. Et ce ne serait peut-être pas la meilleure chose à faire pour moi et pour mes enfants. Mais si je pense que, dans le mariage, il serait préférable que les époux soient fidèles, ma colère contre ma femme pourrait être atténuée si un tel événement survenait. Je pourrai alors adopter un comportement moins prompt et prendre ainsi de meilleures décisions pour assurer mon bonheur et celui des miens. Il existe deux catégories d’émotions : agréables et désagréables.

Quelques émotions agréables

Acceptation

Affection

Allégresse

Ambition

Amitié

Amour

Apaisement

Assurance

Attachement Attendrissement

Attirance

Attrait

Calme

Confiance

Contentement

Ébahissement

Émerveillement

Encouragement

Enthousiasme Entrain

Envie

Espoir

Estime

Étonnement

Exultation

Fierté

Gaieté

Joie

Paix

Patience

Plaisir

Préférence

Quiétude

Ravissement

Satisfaction

Sécurité

Sérénité

Soulagement

Tendresse

Valorisation

Quelques émotions désagréables

Abomination

Accablement

Affliction

Affolement

Agressivité

Amertume

Angoisse

Animosité

Antipathie

Apitoiement

Appréhension

Aversion

Chagrin

Crainte

Découragement

Dédain

Dégoût

Dégradation

Dépression

Désappointement

Désenchantement

Désespoir

Désolation

Détestation

Doute

Écœurement

Effroi

Ennui

Épouvante

Exécration

Fureur

Gêne

Haine

Haut-le-cœur

Hantise

Horreur

Humiliation

Impatience

Indignation

Infamie

Infériorité

Inimité

Intolérance

Jalousie

Méfiance Mélancolie

Mésestime

Mépris

Nostalgie

Panique

Peine

Phobie

Rancœur

Rancune

Regret

Remord

Repentir

Répugnance

Répulsion

Ressentiment

Ridiculisation

Stupeur

Terreur

Timidité

Vague à l’âme

 

Les émotions influencent notre comportement

Ainsi que nous venons de le voir, les émotions qui nous habitent influencent notre comportement. Cela peut entraver l’atteinte de nos objectifs ou de nos désirs les plus chers. Qu’on le veuille ou non, les émotions que nous vivons affectent notre bonheur, positivement ou négativement : on n’est pas heureux quand on rumine, quand on se retient d’arracher la tête de son patron ou quand on a envie de mettre du poison dans la soupe de son ex. On risque d’être très amer quand on pense que nos enfants ne devraient pas être aussi ingrats, après tous les sacrifices qu’on a faits pour eux…

Si, par exemple, j’entretiens l’idée que lorsqu’on travaille fort, on ne peut faire autrement que de réussir, comment vais-je me sentir si, après douze ans d’efforts, de bataille, de changement de cap, je n’ai toujours pas atteint mes objectifs ?

Pareillement, il est facile de croire que l’on a ce que l’on mérite quand on obtient ce que l’on désire, mais qu’en est-il quand c’est le contraire qui advient ?

Un autre exemple ? Il est valorisant de penser qu’on a réussi parce qu’on a trimé dur. Mais quelle opinion peut-on entretenir de soi face à l’échec quand on s’est tout autant investi ?

Et si nous pensions autrement ?

La clé du bonheur réside en partie dans les idées auxquelles nous adhérons. Penser et communiquer de manière réaliste, ça s’apprend. Un des moyens d’y parvenir est de confronter nos idées, nos croyances. Que veut dire « confronter » ? Cela veut dire de mettre ses idées à l’épreuve, tout comme le mathématicien vérifie sa formule.

Confrontation

Prenons ce dicton assez populaire : « Quand on veut, on peut. » Est-il vrai ? Faux ? Douteux ?

La réponse est que même si on le veut vraiment, on ne peut pas toujours. Voyons pourquoi.

Premièrement, pour vouloir, il faut désirer. Plus on désire, plus on veut. Parce que le désir est nourri de l’anticipation des avantages à poser ces gestes. Si je vois des cerises dans un arbre et que j’adore les cerises, je vais trouver avantageux de poser le geste de prendre une échelle et de monter dans l’arbre ou d’y grimper pour les cueillir.

Cependant, ma capacité de faire des choses n’est pas en lien direct avec mon désir : c’est-à-dire que même si je le veux vraiment, je ne le peux pas toujours. Si je me déplace en fauteuil roulant, par exemple, je ne pourrai pas grimper à l’arbre. L’ampleur de mon désir n’est pas non plus conditionnelle à sa réalisation : mes jambes ne deviendront pas soudainement capables de me transporter juste parce que je désire ardemment les cerises qui sont accrochées aux branches de l’arbre.

Pour ne pas gaspiller son temps et son énergie, il est donc utile de distinguer ce qu’il m’est possible de faire de ce que je ne peux pas faire, et ce que je peux acquérir (avoir ou posséder) de ce que je ne peux pas acquérir avant de poser des gestes.

« Quand on veut, on peut » est donc une croyance qui est fausse. Y adhérer peut nous causer des émotions désagréables comme le découragement, la dépression, la colère, la culpabilité, etc. Il existe une panoplie de variantes de cet énoncé : « Tout pour réussir », « La clé pour attirer tout ce que vous désirez » ou « Votre succès ne dépend que de vous », pour ne nommer que ces expressions toutes faites.

Sachez qu’il est possible de modifier une croyance fausse pour la rendre vraie : il suffit de la saupoudrer d’un peu de réalisme. Ainsi, la croyance « Quand on veut, on peut » peut être modifiée par celle-ci : « Si je veux réussir dans mes études et que je consacre plusieurs heures à étudier, j’ai plus de chances d’atteindre mon objectif. »

Nos idées

Examinons ensemble ce qu’est une idée vraie, une idée fausse et une idée douteuse.

Les idées, les pensées ou les croyances que nous entretenons se classent en trois catégories :

Idée réaliste ou rationnelle (vraie) :

Il est possible de démontrer rationnellement ou par expérimentation que cette idée correspond à la vérité (à la réalité). Par exemple :

  • Si je ne vis pas en altitude, l’eau bout à 100 °C.
  • La terre tourne autour du soleil.
  • Le houx ne perd pas ses feuilles à l’automne.
  • Après l’hiver vient le printemps.

Idée irréaliste ou irrationnelle (fausse) :

Il est possible de démontrer rationnellement ou par expérimentation que cette idée ne correspond pas à la vérité (à la réalité). Par exemple :

  • Les vaches donnent des œufs.
  • Les lapins ont des plumes.
  • Les cocotiers poussent dans les bancs de neige.
  • Le soleil tourne autour de la terre.

Idée douteuse (peut être vraie, peut être fausse) :

Une idée douteuse échappe à l’observation, à la logique et à la science. Il est donc impossible d’en prouver la véracité ou la fausseté. Par exemple :

  • Dieu existe.
  • Il y a une vie après la mort.
  • Tous les êtres humains ont un ange gardien qui les protège.

Également, une idée douteuse peut être vraie, mais il est impossible d’en démontrer la véracité à l’heure où elle est pensée ou énoncée. C’est le cas pour les projections. Par exemple :

  • Le soleil s’éteindra dans 4 millions d’années
  • Je mourrai à 75 ans

Penser mieux…

Puisque nos problèmes émotifs sont causés par les croyances auxquelles nous adhérons, il est avantageux, si l’on veut vivre une existence plus sereine, de penser de manière plus réaliste ou plus rationnelle. En effet, si on a peu (ou pas) de pouvoir sur les événements, on en a cependant sur notre manière de les interpréter, ce qui n’est pas peu dire !

En modifiant son langage intérieur, en apprenant à s’exprimer adéquatement et à repérer les bêtises présentes dans notre quotidien, il est possible de modifier ses émotions et par ricochet ses comportements.

Retenons que personne ne mérite rien ; que ce n’est pas parce qu’on travaille d’arrache-pied qu’on réussit ; qu’on ne récolte pas nécessairement ce que l’on sème ; qu’il y a des gens qui ne risquent pas grand-chose et qui remportent pourtant beaucoup de succès ; ou que le temps n’arrange pas les choses.

Évitons le plus possible les mots assassins : tout, rien, toujours, jamais, il faut, tu devrais, il faudrait. Cessons de dramatiser ou de catastrophiser : certains événements sont déjà assez difficiles sans qu’on en rajoute.

Apprenons par cœur les idées qui se tapissent derrière les émotions. Par exemple, se cache derrière l’angoisse l’idée qu’un danger nous menace et qu’on ne saura y faire face. Se cache derrière l’hostilité l’idée que l’autre n’avait pas le droit d’agir ainsi qu’il l’a fait. Se cache derrière la culpabilité l’idée qu’on n’aurait pas dû agir tel qu’on l’a fait ou qu’on n’a pas agi tel qu’on l’aurait dû.

Apprendre à identifier nos émotions nous permet d’identifier les idées qui se cachent derrière elles. Une fois que nos idées sont identifiées, il nous est possible de troquer nos idées fausses ou douteuses pour des idées vraies, les idées fausses ou douteuses créant les émotions désagréables. Sauf en ce qui concerne l’émotion amour, qui entretient l’idée fausse que l’autre cause notre joie [personne ne peut causer notre joie ou notre malheur].

Stratégies pour contourner, transformer ou abolir les obstacles et mener une vie relativement heureuse

Maintenant que l’on sait que l’on peut diminuer grandement le surgissement d’émotions désagréables en pensant mieux, examinons les stratégies que les individus plus doués que les autres pour le bonheur utilisent pour contourner, transformer ou abolir les obstacles et mener une vie relativement heureuse.

Envisager les obstacles comme des défis

Si c’est en forgeant que l’on devient forgeron, c’est en relevant des défis que l’on apprend à développer sa confiance en sa capacité de trouver des solutions aux inévitables coups durs de l’existence. C’est aussi de cette manière que l’on expérimente, que l’on se découvre, que l’on repousse ses limites. Développer plusieurs intérêts et passions, et accepter de ne pas être un expert du premier coup aide à bâtir sa confiance en soi, d’une part, et à se découvrir des talents insoupçonnés, d’autre part. Sans compter que tous ces intérêts peuvent aussi meubler le temps et nous amener à faire des rencontres enrichissantes.

Avoir plusieurs cordes à son arc

Se réaliser dans une activité constitue une grande source de joie pour la majorité d’entre nous. Pour plusieurs, cette satisfaction passe par la vie professionnelle. Cependant, le fait de pouvoir se réaliser ailleurs que professionnellement peut s’avérer d’un grand secours pour ceux qui vivent des coups durs dans d’autres sphères de leur existence, notamment pour ceux qui perdent leur emploi ou qui n’occupent pas un poste à la mesure de leur aspiration ou de leurs qualifications. Par exemple, certaines personnes pourront occuper un emploi qui les satisfait plus ou moins pendant un certain temps (ou même plus !) parce qu’elles sont en mesure de se réaliser ailleurs, dans leurs loisirs, par exemple, ou même dans leur vie familiale. Avoir plusieurs cordes à son arc est définitivement un bon moyen de se prémunir contre les coups durs !

La créativité : une alliée de choix !

Apprendre une nouvelle langue. Emprunter des chemins différents pour aller travailler. Essayer un nouveau sport, travailler de ses mains, retourner sur les bancs d’école ou changer d’emploi sont autant de repoussoirs à l’abattement qu’à la léthargie. Être créatif, c’est s’ouvrir à la nouveauté, et faire de cette dernière un élément générateur d’émotions de joie plutôt qu’un élément générateur d’émotions de peur : c’est ainsi qu’on est porté par la joie plutôt que paralysé par la peur. Apprenons à accueillir et à apprivoiser la nouveauté en ponctuant notre quotidien de petits et de plus grands projets.

Réduire ses attentes

Pour conjuguer avec le changement, que celui-ci soit imposé ou désiré, il faut une bonne dose de courage. Certains ajouteront que pour tenir la route, il est salvateur de croire que l’avenir sera plus reluisant que le présent ne l’est. Si cette idée est bien ancrée dans le livre des croyances populaires, elle n’en demeure pas moins douteuse : qui peut jurer que l’avenir ne sera pas pareil ou pire ? C’est l’fun de croire à la fée des dents, aux nains de jardins, aux nymphes, à Dieu, à Bouddha ou à n’importe quoi. Ça nous porte, ça nous fait voir la vie en couleurs ; un peu de magie, comme on dit, ça ne peut pas faire de tort. Mais dans les faits, croire en des idées douteuses peut entraîner angoisse, culpabilité, déprime, découragement, dépression, hostilité si ce que l’on espérait n’arrive pas. Et la plupart du temps, ce que l’on souhaite, même ardemment, n’arrive pas ! Car si c’était le cas, on serait sans doute tous riches, en santé, jeunes et beaux. Plusieurs — dont moi ! — préfèrent penser que l’avenir pourrait être pire que le présent, et se consolent ainsi quand les nouvelles sont moins bonnes. On peut aussi se faire un plan B, au cas où le A ne fonctionnerait pas pour ne pas se retrouver pris au dépourvu.

Pour terminer, rappelons-nous que le bonheur demande des soins. C’est un peu [beaucoup !] comme si le bonheur était un jardin : pour récolter ce qu’on a semé, il faut relever ses manches et travailler. Les mauvaises herbes pourraient être les idées fausses et irréalistes : si on les laisse envahir les plates-bandes, notre récolte ne sera certainement pas celle que l’on avait espérée. Entretenir des idées fausses ou irréalistes équivaut à bichonner vos mauvaises herbes au lieu de prendre soin de ce que vous voulez voir pousser [les idées vraies ou réalistes, qui conduisent au bonheur]. À quoi ressemble votre jardin ?

 

Références

Auger, Lucien. S’aider soi-même : une psychothérapie par la raison. Les Éditions de l’Homme, Montréal, 1974, 166 p.
Cyrulnik, Boris. Les vilains petits canards. Éditions Odile Jacob, Paris, 2001, 281 p.

 

Par Sophie-Luce Morin

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