Autres catégories

PARTAGE TON ANALYSE POUR GAGNER UN EXEMPLAIRE !

« Partie », le roman d’une psycho-uqamienne

Le 28 novembre 2018 avait lieu le lancement de « Partie », un roman autofictif relatant un voyage transformateur ayant eu lieu en 2011, lorsque j’avais 19 ans.

« À quel point est-il possible de changer? » C’est ce que je me demandais en 2011, alors que je partais vivre à Londres sur un coup de tête. En septembre 2018, j’ai suivi à l’UQAM mes premiers cours de psychologie et je me suis rendu compte qu’en écrivant mon roman, j’avais couché sur papier de nombreuses théories que je ne connaissais pas encore.

Je vous propose donc un jeu : pour chacun des 5 passages ci-dessous, identifiez l’approche et la théorie les plus pertinentes pour l’analyse psychologique du personnage! (Publiez votre analyse en commentaire de l’article)

* Les meilleurs analystes seront tirés au sort et l’un d’eux gagnera un exemplaire papier!

RÉSUMÉ

« Gabrielle est à un âge où elle devrait choisir un programme universitaire et être en couple, mais aucune carrière ne l’attire particulièrement et l’amour, dans sa vie, n’est jamais partagé. Dans la banlieue étouffante où elle habite, l’adolescence a abîmé ses rêves et ravagé son estime personnelle. Alors qu’elle vient d’avoir dix-huit ans, un article annonçant la fin du monde en 2012 est le déclic dont elle avait besoin pour sortir de cette existence morne où elle a l’impression de mourir à petit feu. Elle n’a plus désormais qu’une certitude: elle doit partir seule, loin, très longtemps… et ne rentrer que lorsqu’elle aura changé. Pourtant, même à Londres, ses traumatismes, son éternel vide intérieur et sa solitude reviennent la hanter. Assoiffée d’accomplissement et ambitieuse, souffrant de la pression de performance que lui impose sa société, la jeune femme cherche son chemin, guidée par ses livres de spiritualité et de développement personnel et, surtout, par son cœur. »

PREMIER PASSAGE À ANALYSER

« Le froid, l’humidité, la noirceur et le désespoir qui règnent dans l’hostel transpercent mon sac de couchage. Un malaise gagne mon plexus et mes entrailles. L’insécurité. Jamais ressentie dans le confort de ma vie quotidienne.

Bien loin de mes besoins d’estime et d’accomplissement, ceux qui me grugent ce soir sont très concrets : trouver un emploi, m’alimenter, ne pas dépenser tout mon argent, rencontrer des gens qui pourront m’aider. J’ai peur d’avoir idéalisé mon périple. Peur de rentrer à la maison après seulement quelques semaines, les poches vides, démontrant à tous que mes idées grandioses ne relevaient que du rêve et que le rêve ne mène nulle part. Pire encore, j’ai peur de retourner là-bas inchangée. »

DEUXIÈME PASSAGE À ANALYSER

« Je n’ai jamais aimé dormir seule.

Si j’avais pu, j’aurais dormi avec ma mère toute ma vie. Mais elle m’envoyait dans mon lit de temps à autre. Elle avait entendu dire qu’il valait mieux ne pas trop dormir avec ses enfants, qu’il fallait créer une distance nécessaire pour exercer son autorité. Qu’importe. C’était peut-être bien qu’à seize ans, j’apprenne à dormir seule.

Lorsque je ne dormais pas avec ma mère, j’avais besoin de mon ours en peluche géant. Maman me l’avait offert quand j’avais cinq ans, pour la remplacer. Après la séparation, elle avait quitté la maison familiale pour travailler dans une ville lointaine. Durant cette année où je ne la voyais que quatre jours par mois, je m’endormais tous les soirs en pleurant. Tandis que ma peine déferlait sur mon ours, les tensions se relâchaient, je m’apaisais et sombrais dans les bras de Morphée.

Quand maman est revenue, j’ai gardé par habitude cette façon de me bercer. Pour déclencher mes pleurs, j’inventais un scénario. J’imaginais par exemple qu’elle mourait dans un accident de la route ou d’une maladie. J’étais seule, terrifiée face à un monde froid sans son amour. Rapidement, les larmes commençaient à picoter mes paupières. Je ne survivrais pas sans elle. Les gouttes salées coulaient le long de mes joues, jusqu’à ma bouche. J’aurais aimé qu’elle me voie pleurer et qu’elle me promette de ne plus jamais me quitter. Je ne m’endormais que lorsque les pleurs m’avaient achevée, vidée.

L’histoire importait peu. Le vide qui tordait mon cœur et mon estomac était toujours le même. Cette douleur, je la revivais chaque soir dans le silence de ma chambre d’enfant sans jamais l’épuiser. Je ne pleure plus aujourd’hui, mais le même vide tord mon cœur et mon estomac. »

TROISIÈME PASSAGE À ANALYSER

« Comme tous les lundis depuis mon embauche, il y a plus d’un mois, le Neo Larder est pratiquement désert. L’étage étant fermé, je partage le rez-de-chaussée avec Diego. Le maître d’hôtel, aujourd’hui, s’appelle Jack. Anglais, petit et efflanqué, des yeux ronds et bleus, une ossature marquée. Le nez, mais aussi les tempes, les clavicules et les rotules. Acteur du monde de la gastronomie, Jack a plutôt l’allure d’un danseur de comédie musicale. Il ponctue ses déplacements de cambrés, de penchés, de développés, de bras en troisième et en quatrième. Lorsqu’il décrit le menu, il place ses pieds en cinquième position. Un vocabulaire corporel témoignant d’une passion inassouvie.

Soudainement, j’ai peur de vieillir sans exploiter mes talents et qu’ils me grugent de l’intérieur au fil des ans. Mais quelle est donc ma passion réprimée ? Mon déni est-il si avancé ? »

QUATRIÈME PASSAGE À ANALYSER

« Ma tête est posée sur son épaule. Il appuie sa main sur ma tempe. Un bonheur serein enfle mon coeur tandis que je parcours du regard notre tablée : Simeo de Lombardie, Felicia de Madrid et Stan d’Aix-en-Provence.

Cette tablée, je l’ai attirée inconsciemment en recommençant à zéro, seule dans un monde nouveau. Ici, j’apprends à profiter des douceurs de la vie. Construire un futur rigide, c’est terminé. Ma famille méditerranéenne me renvoie un reflet qui me plaît. Une image de moi peut-être même plus lisse que l’ancienne. Moins déformée. »

CINQUIÈME PASSAGE À ANALYSER

« — Tu vois, réfléchis-tu tout haut, nous avons appris à exister uniquement à travers le regard des autres. En grandissant, nous sommes devenus un peu de nos parents, un peu de chacun de nos professeurs. Nous avons été conditionnés à imiter les autres pour être acceptés.

Mais comment survivre hors des cadres définis par mon milieu ? J’ai une peur terrible d’être en marge de la société, de perdre mes amis, d’être reniée par ma famille, de ne jamais rencontrer l’amour. Mais, pire encore, comment grandir au sein d’un milieu qui m’étouffe et me blesse ?

— Inévitablement, dans notre société, accepter notre vraie nature, c’est renier notre éducation.

Sur la table, la bouteille de cabernet sauvignon est quasiment vide. Tes yeux sans fond me rassurent. Si je ne peux deviner tes pensées, tes yeux noirs, eux, transpercent mon âme, je le sens. »

Titre : « Partie »

Prix : 19,95 $

Auteure : Gabrielle Lebeau (https://www.facebook.com/Gabrielle-Lebeau-2016545115291788/)

Parution : novembre 2018

LES ÉDITIONS CORNAC (http://editionscornac.com/index.php?page=livre&id=127)

En vente dès maintenant : Renaud-Bray, Archambault, et autres.

Entrevue télévisée à ICI Television: https://www.youtube.com/watch?v=am0zyNSmvVs&feature=youtu.be

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s